Cinq ans après la destruction du pont Squarciafichi par la tempête Alex, la cité frontalière panse ses plaies. Le coup d’envoi des travaux de la nouvelle passerelle piétonne a été donné ce mercredi 25 février 2026, sur les berges de la Roya.
C’est un bruit de moteur et de métal qui a remplacé, pour un temps, le murmure de l’eau. Un bruit de renaissance. Comme l’a rapporté Riviera24 dans son article du 25 février 2026, le maire de Vintimille, Flavio Di Muro, a officialisé le début du chantier aux côtés des équipes techniques et des élus. « C’est une grande émotion, car je représente ce sentiment partagé par mes concitoyens », a-t-il déclaré sur place, saluant le travail de la « squadra »(équipe) municipale et des ingénieurs.
Cette émotion, elle est à la hauteur de la blessure. Le 2 octobre 2020, la furie du fleuve en crue emportait l’ancienne passerelle « Squarciafichi », coupant littéralement la ville en deux. Depuis, le centre historique et le quartier de la Marina San Giuseppe, qui donne accès au port, vivaient en vis-à-vis, séparés par ce vide.
Une « coupure » de 140 mètres en cours de réparation
Le nouvel ouvrage, dont le coût total s’élève à 6,487 millions d’euros (dont 5,687 millions financés par le Fonds stratégique de la région Ligurie et 800 000 euros par la commune), ne cherchera pas la prouesse architecturale. Il privilégie la fonctionnalité et la durabilité. Selon les informations dévoilées lors de la présentation, la structure mesurera 140 mètres de long pour 2,70 mètres de large. Elle sera réalisée en acier Corten, ce matériau à la patine rouille qui s’intègre dans les paysages naturels et urbains.
Contrairement au pont disparu, la nouvelle passerelle ne sera pas à arche unique : une pile sera implantée dans le lit central du fleuve. Une solution technique qui, comme l’a précisé le premier citoyen, permet de « contenir les coûts » tout en assurant la stabilité de l’édifice face aux caprices du Roja. Car le chantier, qui s’annonce complexe, devra composer avec un environnement classé. « On parle de travaux à l’intérieur d’un fleuve, dans une zone protégée », a rappelé Flavio Di Muro, en faisant référence aux contraintes hydrauliques et à la préservation de la faune et de la flore.
Un pont vers le tourisme
Au-delà de sa fonction première, cette infrastructure se veut un signal fort pour le redéveloppement économique de Vintimille. Le maire a insisté sur le rôle de la passerelle comme élément de mobilier urbain. Elle sera dotée d’un éclairage spécifique et de détails graphiques pensés pour mettre en valeur la vue sur le fleuve et le profil de la vieille ville. L’objectif est clair : recoudre le tissu urbain pour mieux le faire découvrir aux visiteurs. Comme l’a souligné Riviera24, les retombées touristiques de cette reconnexion sont jugées « considérables » par l’administration.
Quant aux délais, l’estimation indiquée par le maire est d’environ un an et demi, avec des variables possibles liées aux travaux dans le lit du fleuve et aux contraintes environnementales. « On parle de travaux à l’intérieur d’un fleuve, dans une zone protégée », a-t-il expliqué, citant les conditions hydriques et le contexte de la faune et de la flore.
